
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’était pas un bon week-end pour les Olympiques. Marseille a perdu comme tous les ans depuis 1977 à Bordeaux. Le score n’était donc pas une surprise. La manière en revanche, a vraiment laissé à désirer. Trop de joueurs semblent avoir l’esprit ailleurs et d’autres ne jouent plus, à l’image de Rami, Gustavo ou Rolando. Bien souvent, on a pu contester les choix tactiques de Rudi Garcia cette saison, mais je n’avais jamais vu une telle aberration, avec Amavi quasiment milieu gauche tandis que Radonjic jouait arrière gauche. C’était juste n’importe quoi. C’est d’ailleurs dans une position aberrante pour lui que le Serbe a concédé un penalty pour une main évidente, péno transformé par Kamano.
En seconde période, il n’y a pas eu de réaction de l’OM. Thauvin a été inexistant, Balotelli est rentré pour se chauffer avec ses adversaires et en profiter pour péter le nez de Pablo, ce dernier étant expulsé pour une mauvaise réaction sur l’Italien. Et De Préville, qu’on n’avait pas vu aussi fort depuis un bon moment a donné un aspect plus large à cette victoire. Voilà, Bordeaux a fait son match, on peut même dire que les Girondins seraient beaucoup mieux classés qu’ils ne le sont s’ils avaient joué tous leurs matchs cette saison comme celui-ci. Il faudra peut-être s’interroger sur ce phénomène.
On pouvait donc penser que Lyon allait profiter de l’échec des Phocéens pour les enfoncer au classement. Il n’en a rien été dans un match absolument lunaire dans un Groupama Stadium à moitié vide et une ambiance très hostile. Pourtant, l’OL avait parfaitement attaqué son match en ouvrant le score dès la 37e seconde de jeu par Terrier. Mais derrière, on a vu une défense lyonnaise totalement aux abois, à l’image de Marcelo qui, comme contre Rennes, a été catastrophique. L’égalisation de SaÏd après un une-deux avec Tavares est plutôt jolie, les deux autres buts dijonnais étant très chanceux avec la frappe de Saïd déviée par Marcelo dans son but et le CSC de Rafael.
Une calculatrice dans la tête
Evidemment, les Lyonnais ont beaucoup tiré au but et ont eu pas mal d’occases. Mais où est Aouar ? Où sont Depay et Ndombélé entrés en jeu en cours de match ? Je veux bien que tout soit de la faute de Génésio, qui est aussi responsable de la situation. Mais Jean-Michel Aulas a fait une erreur dont il ne mesure pas l’impact avec cette conférence de presse ubuesque de mardi soir dernier. Lui qui avait toujours protégé son coach a sonné l’hallali contre lui. L’ambiance en fin de match était ahurissante, avec des « olés » sur les passes dijonnaises et des sifflets pour les Gones. Franchement, je pense que Lyon a perdu beaucoup plus qu’un match hier après-midi.
Du coup, on se disait que Saint-Etienne allait en profiter pour prendre quatre points d’avance sur l’OM en allant gagner à Amiens. Mais pour ça, il aurait fallu que les Stéphanois jouent avec autre chose qu’une calculatrice dans la tête. Les verts ont ouvert le score sur une tête de Kolodziejczak. Après ça, il y a eu la très jolie égalisation de Konaté qui est vraiment un bon attaquant – je pense que des clubs plus huppés qu’Amiens feraient bien de se pencher sur ce joueur. Konaté qui a ensuite donné l’avantage aux Picards alors que ceux-ci jouaient en infériorité numérique après l’expulsion de Lefort.
Jamais on n’a vu les Stéphanois profiter de leur avantage numérique, jamais on n’a vu les Stéphanois jouer avec la volonté de gagner. Sauf en fin de match où Cabella, transparent pendant toute la rencontre, a égalisé d’une jolie frappe enroulée. mais ça ne suffit pas pour les Verts qui avaient l’occasion de se mêler à la lutte pour la Ligue des Champions mais qui restent finalement à six points de l’OL.