Il
y a une justice dans le football. Il était possible que le Stade
Rennais, après une saison qui a apporté tellement de joie et d’émotions à
ses supporters, ne joue pas de Coupe d’Europe la saison prochaine. Ce
ne sera donc pas le cas. Personnellement, j’ai regretté que, depuis leur
qualification pour cette finale de Coupe de France, les hommes de
Stéphan aient un peu délaissé le championnat. Il fallait protéger Niang
et Sarr pour qu’ils puissent jouer cette finale mais l’équipe est à une
dixième place qui ne correspond absolument pas à son niveau. Cela étant,
le club a tellement donné en Europa League et en Coupe de France que
cette victoire est amplement méritée.
Elle est méritée parce que les Rennais ont su jouer avec leurs
qualités. Celles de leurs milieux, d’une combativité incroyable à
l’image d’André, de Grenier et de Bourigeaud qui ont fait un gros match.
Et celles de leurs défenseurs, Mexer en tête, qui ont tenu le choc. Et
pourtant, cette finale avait bien mal commencé pour eux. Paris avait
totalement asphyxié les Bretons en début de match, menant 2-0 grâce à
une volée exceptionnelle d’Alves sur un corner parfait de Neymar avant
que le même Neymar, bien servi Di Maria, ne fasse le break d’un joli lob
sur Koubek. Les Parisiens ont ensuite eu la balle de 3-0 à plusieurs
reprises, Koubek s’imposant deux fois devant Mbappé et Draxler lâchant
une frappe d’asthmatique à six mètres du but.
Et au fond, ce match est presque le résumé parfait de la saison du
Paris Saint-Germain. Très bien au début, et puis tu te fais remonter
inexplicablement et tu joues avec la trouille, et tu finis par déjouer.
Et perdre. Comme un symbole, c’est Kimpembé, déjà malheureux face à
Manchester, qui relance les Bretons avec ce CSC avant la pause. En
deuxième période, on a vu le mauvais PSG, qui a une fois de plus
encaissé un but sur corner – cela commence à devenir une sale habitude
– sur un joli coup de tête de Mexer. Les Rennais semblaient plus
émoussés physiquement, mais les Parisiens n’ont jamais trouvé la faille,
y compris pendant la prolongation.
Mbappé a frappé sur le poteau, avant d’être expulsé pour une semelle
sur Da Silva, comme une sorte de cerise sur le gâteau annonciatrice du
désastre à venir, avec cette séance de tirs au but fatale aux Parisiens.
Toutes les tentatives ont été parfaitement tirées des deux côtés sauf
celle de Nkunku qui s’est envolée dans les tribunes. Même Tuchel qui
avait souvent brillé par ses adaptations tactiques en cours de match
cette saison, n’a absolument rien fait hier soir. Il a subi. A
l’arrivée, c’est donc une victoire très méritée pour les Bretons, qui
récompense leur courage et la qualité de leur football. Qui récompense
une équipe qui a fait honneur au foot français en Europa League, aussi.
Côté parisien, le constat est évidemment terrible. Cette saison est ratée. Car on est tous d’accord, le titre de champion est la moindre des choses. Je pense désormais que le PSG ne peut pas, ne peut plus faire l’économie d’un grand ménage. Il y a trop de joueurs qui n’ont rien à faire dans cette équipe, à commencer par Draxler et Nkunku. Il est aussi assez incroyable que sur les six tirs au but rennais, Aerola soit pris cinq fois à contre-pied. La fin de saison va être un long pensum pour le PSG, à commencer par ce match en retard à Montpellier mardi.P
A la surprise générale, le PSG est donc devenu champion de France
hier soir, par la grâce de sa victoire contre Monaco mais aussi par le
match nul de Lille à Toulouse, qui faisait que le PSG n’avait même pas
besoin de jouer pour remporter le huitième titre de son histoire. Lille
qui a fait un match assez médiocre face à des Toulousains consistants,
déterminés et malchanceux aussi puisqu’ils ont touché deux fois le
poteau, par Durmaz et par Gradel. En revanche, la décision de monsieur
Rainville avec l’aide – ou la complicité – de la VAR est aberrante.
Comment tu peux siffler main d’Ikoné alors que le mec est en train de
tomber et se retrouve en appui sur ses mains avec le ballon qui vient
ricocher dessus ? Avant, les arbitres ne prenaient pas leurs
responsabilités, maintenant on a l’impression de voir des contrôleurs
SNCF avec leurs petits appareils pour contrôler les billets. C’est
dommage. Toujours est-il que Lille ne compte plus que six points
d’avance sur Lyon, ce qui pourrait rendre le Lyon-Lille de la 35e
journée assez palpitant.
Dans l’après-midi, Nantes a poursuivi sa bonne passe actuelle en
dominant Amiens 3-2, avec un doublé de Coulibaly qui progresse
énormément. J’avoue que je n’aurais pas misé un kopeck sur ce grand
échalas dégingandé mais il commence à marquer régulièrement et son
premier but est plutôt bien troussé. Otero a réduit le score d’une
frappe exceptionnelle avant que le but de Timité ne laisse des regrets
côté picard. Les Amiénois n’ont plus que quatre points d’avance sur la
place de barragiste et eux qu’on pensait sauvés vont encore devoir
arracher quelques points avant de pouvoir respirer tranquillement.
Saint-Etienne peut toujours croire à la Ligue des Champions après sa
victoire sans contestation possible à Reims, même si les deux buts sont
consécutifs à des erreurs rémoises. La première est l’oeuvre de Mendy
qui fait un mauvais dégagement au pied sur Khazri dont la frappe est
repoussée dans les pieds de Cabella qui n’a plus qu’à marquer et la
seconde intervient sur une frappe de Khazri non cadrée mais détournée
dans son but par Engels. La fin de saison s’annonce passionnante pour
les Verts.
Mbappé = JPP
Et puis en soirée, Paris s’est imposé 3-1 avec encore une équipe
assez moyenne au départ. Mais on a pu s’apercevoir que la présence de
Marquinhos en défense centrale avait considérablement solidifié
l’ensemble. Kimpembé a été bien meilleur que lors de ses dernières
sorties – ce qui n’était pas bien difficile – et Verratti également. Et
puis Daniel Alves qui est souvent sur courant alternatif – mais il ne
joue jamais à son poste – a fait un grand match hier soir, avec une
grosse activité et deux passes décisives.
Mais évidemment, le roi du terrain a encore une fois été Mbappé, qui a
inscrit ses 28e, 29e et 30e buts, face à son club formateur. Le
premier est assez exceptionnel, avec un appel de balle à 37 km/h, un
contrôle démoniaque à pleine vitesse et une frappe de l’extérieur du
pied droit. Le deuxième était marqué du sceau de la précision et le
troisième, face au but vide, était plus simple. Avec 30 buts marqués en
Ligue 1, celui qui n’est encore qu’un gamin de vingt ans égale rien
moins que Jean-Pierre Papin. Il est à plus de 40 buts toutes
compétitions confondues cette saison et est clairement le meilleur
joueur de Ligue 1, sans contestation possible.
Globalement, le match de Paris a été correct, on a pu voir que Neymar
était rentré en seconde période sans aucune appréhension et avec
beaucoup d’envie. Beaucoup d’envie c’est tout à fait normal après trois
mois sans jouer, sans appréhension c’est très positif. Il faudra faire
attention au contrecoup dans les semaines qui viennent mais on va sans
doute le voir un maximum d’ici à la fin de saison parce qu’il veut
préparer la Copa America.
Quant aux Monégasques, ils se retrouvent eux aussi à quatre points de
la place de relégable. Leur jeu est toujours informe, les recrues type
Gelson Martins qui semblaient être de bonnes pioches au départ déçoivent
depuis quelques semaines et Monaco va encore devoir cravacher pour ne
pas connaître une grosse désillusion. Depuis leur victoire à Lille, ils
n’ont pas gagné un match et cela reste inquiétant.
LIGUE DES CHAMPIONS – Il a été l’un des
artisans de la révolution de velours aux côtés de Johan Cruyff en
co-rédigeant un rapport sur les dysfonctionnements et en donnant les
solutions pour relever le club. Ruben Jongkind revient pour Eurosport
sur cette période agitée du club amstellodamois et explique les
principes remis au goût du jour grâce à cette révolte.
Lorsque Johan Cruyff vient chercher Ruben Jongkind et Wim Jonk en 2010, le club est au bord de la sortie de route. Il ne gagne plus rien sur le plan national, est ridiculisé sur la scène européenne, ses finances sont dans le rouge en raison de transferts onéreux et son académie est en pleine crise. La formation des jeunes joueurs a toujours été un élément clé de la vision du Hollandais volant, de l’Ajax à Barcelone. Il contacte alors les deux formateurs, chargés du développement individuel de quelques rares jeunes joueurs à l’Ajax et leur confie une double mission : définir les maux qui bercent le centre de formation et écrire noir sur blanc un plan, appelé plus tard le « Plan Cruyff », afin de redonner à ce club ses lettres de noblesse. S’ensuivent plusieurs mois d’un intense travail dont Ruben Jongkind est notre témoin privilégié.
Les joueurs ayant bénéficié de la révolution de velours
Ruben Jongkind : « Il y en a beaucoup et on les voit aujourd’hui dans l’équipe première de l’Ajax. Je peux citer Donny van de Beek, Matthijs de Ligt, Kasper Dolberg – qui était arrivé comme ailier gauche et qu’on a replacé dans l’axe -, Noussair Mazraoui que beaucoup de coaches voulaient voir partir mais pour qui on s’est engagés personnellement à ce qu’il reste au club, Carl Eiting, Noah Lang… »
Donny van de BeekGetty
Les 4 constats sur la situation du club en 2010
R.J. : « Il y avait d’abord un problème sur le style de jeu :
doit-on jouer avec la peur ou avec la volonté de prendre des risques et
imposer notre style ? On doit dominer le match et proposer un jeu
attractif ! C’est la priorité pour tous les entraîneurs de l’Ajax. Ce
n’était plus le cas avant notre reprise en main car si on accorde trop
d’importance au fait de gagner tous les matches chez les jeunes, alors
on met des défenseurs costauds derrière et des gamins rapides devant.
Ensuite, on a vite fait le constat du faible niveau des joueurs
formés. Ils n’étaient pas assez bons et arrivaient trop tardivement, à
20-21 ans, chez les professionnels. Ce n’était pas un standard
acceptable pour être dans l’élite européenne. On a décidé que si un
joueur était prêt à 18 ans, il n’avait pas à attendre plus longtemps.
En dehors de la formation, il y avait également le recrutement. Certains joueurs étaient recrutés pour des sommes importantes. Et le problème, c’est qu’ils n’étaient pas meilleurs que certains jeunes. Et les pensionnaires de l’académie le voyaient. Et cela n’a fait que créer une forme de désespoir chez eux car ils se disaient qu’ils n’étaient pas moins bons et méritaient une chance. Ce problème s’est posé également lorsque nous étions au club. Car on avait besoin d’appui en très haut lieu pour faire comprendre ça. C’était le rôle de Marc Overmars. Ce n’est pas que nous ne voulions pas dépenser d’argent, mais il fallait le faire avec des transferts qui allaient réellement impacter le niveau de l’équipe. Les arrivées de Ziyech, Tadic ou le retour de Blind vont dans ce sens.
Marc OvermarsImago
Mais, même Overmars qui faisait partie de la révolution de
velours, s’est mis à acheter des joueurs très chers. Par exemple, Mike
van der Hoorn a coûté 4 millions d’euros au club. Ce n’était pas
possible. On leur a dit qu’il ne fallait pas faire ce genre de
transferts mais prendre 2-3 joueurs de niveau européen qui
renforceraient directement l’équipe première tout en s’appuyant sur la
formation.
Enfin, un aspect psychologique : il fallait effacer la peur qui
s’était installée à l’académie. Les coaches voulaient rester et garder
leur job donc il n’y avait pas de prise de risque. Ils ne voulaient pas
apporter de critiques constructives sur le travail d’un autre coach.
L’idée n’était pas de trouver les moyens d’être meilleur chaque jour,
mais plutôt de faire en sorte de sécuriser son poste. Cela a été un
travail considérable.
Le développement de Matthijs de Ligt
R.J. : « Matthijs de Ligt a été formé comme défenseur central.
Quand il avait 14 ans, on a décidé de le mettre au milieu de terrain. Si
tu penses comme un entraîneur basique, tu te dis que c’est étrange et
peut-être même problématique pour le match et donc le résultat final.
Mais Matthijs était tellement fort en défense centrale, que c’était
dangereux pour sa progression. On voulait le faire progresser sur son
utilisation du ballon, sur le fait qu’il doive créer de l’espace avec
ses relances, qu’il accélère le jeu, qu’il se développe techniquement.
Cette vision à 360° explique pourquoi on l’a mis au milieu de terrain. En plus, on l’a mis à ce poste en U17 alors qu’il n’avait que 14 ans. Si on avait voulu juste gagner des matches, on l’aurait laissé en U14 et en charnière, mais ce n’était pas intéressant pour son développement personnel. Et c’est aujourd’hui l’équipe première qui en bénéficie. On a fait la même chose avec Justin Kluivert en le mettant à toutes les positions de l’attaque, en ne le laissant pas simplement sur son côté. »
Matthijs de LigtGetty
Savoir se détacher du résultat en bousculant les habitudes des coaches
R.J. : « Pour inculquer cette indépendance vis à vis des
résultats auprès des entraîneurs, on a par exemple instauré une
rotation. Tous les deux mois, les coaches changeaient d’équipe. Ils
passaient des U17 aux U19, des U15 aux U12. Ainsi, ils ne pensaient plus
au classement ou aux trophées mais uniquement au développement des
joueurs. »
S’entraîner sur un parking, jouer au futsal, au squash-football…
R.J. : « On a remarqué et on le sait que les plus grands joueurs
ont joué dans la rue et y ont beaucoup appris. Ce n’était plus le cas
ces dernières années. On a donc commencé à s’entraîner sur des parkings
pour développer leur habilité technique et leur faculté à jouer debout
puisqu’on ne peut pas tacler sur du béton. On a aussi fait du futsal
pour leur apprendre à évoluer dans les petits espaces, mais aussi du
football sur des terrains de squash pour les rebonds et l’intensité…
tout ceci pour qu’ils s’habituent à de nouvelles situations et à
différents espaces. Toujours dans l’idée du développement individuel du
joueur. »
Comment courir, comment se nourrir et la culture du détail
R.J. : « On a fait en sorte qu’ils passent plus de temps à l’Académie. Avant, quand ils étaient sortis du système scolaire, ils venaient pour l’entraînement et repartaient juste après. On a créé une école au sein de l’Ajax et des moments de vie pour qu’ils restent toute la journée. Cela nous a permis de travailler plus spécifiquement avec les joueurs et notamment tout le côté athlétique puisque cela faisait partie de mes spécialités (Jongkind a collaboré avec Bram Som, spécialiste du 800m) : comment courir, comment bien exécuter les mouvements, travailler sur la résistance et la vitesse, la position du corps selon les circonstances, etc.
On a aussi renforcé les contrôles sur le sommeil et la
nutrition. Tous les clubs disent qu’ils ont des programmes communs, mais
il faut travailler de manière individuelle car ils sont tous différents
et leur environnement est très variable. On est allés au domicile des
joueurs, on a parlé aux parents, on a constaté leur vie de tous les
jours. Il faut explorer les moindres détails. Ce sont des attitudes que
l’on voit plutôt sur des sports individuels normalement. »
Les 2 écuries se sont envolées dès le deuxième grand prix de la saison 2019/2020. Perturbé par des soucis mécaniques chez Ferrari, Mercedes en a profité pour signer un doublé lors de ce GP ! Malgré cela, on a pu observer une nette domination de Ferrari lors de ce Grand Prix. Malheureusement le résultat n’est pas au rendez-vous qui aurait pu faire oublier le soucis de Melbourne.
Leclerc, une première !
Pour sa première pole position, Charles LECLERC a tenu son rang. Avec un départ manqué, il a vite été relégué à la 3ème place. Après s’être stabilisé, il a vite repris du poil de la bête pour reprendre les commandes de la course à son coéquipier. Malheureusement , un problème mécanique viendra entaillé sa belle maîtrise de la course et mais se classera tout de même 3ème. Un premier podium et non loin le dernier ..
Auteur de belles performances avec le Benfica Lisbonne cette saison, le milieu offensif Joao Felix a éclaboussé de son talent le quart de finale aller de l’Europa League contre Francfort (4-2) jeudi. Avec un triplé et une passe décisive, le talent portugais a impressionné le monde du football.
Joao Felix a brillé avec Benfica.
A seulement 19 ans et 152 jours, Joao Felix est devenu le plus jeune joueur de l’histoire de la C3 à inscrire un triplé dans cette compétition. En quart de finale aller de l’Europa League, le milieu offensif, également auteur d’une passe décisive, a été le principal artisan du succès du Benfica Lisbonne face à Francfort (4-2). Titulaire indiscutable au sein de la formation lusitanienne depuis le début de l’année 2019, le jeune prodige enchaîne les belles performances et confirme ainsi les espoirs placés en lui au Portugal depuis de nombreuses années.
Un match XXL sur la scène européenne
Présenté comme un véritable crack et très attendu par les observateurs, le gamin de 19 ans a répondu présent ces derniers mois. Mais bien évidemment, sa performance face à Francfort marque un véritable tournant. En brillant de cette manière sur la scène européenne, Joao Felix a affiché sa capacité à se sublimer dans les grands moments. «Il ne faut pas faire de lui un super-héros. Joao ne semble plus normal désormais, mais il l’est. C’est un gamin tranquille, il va sur le terrain et s’amuse comme s’il jouait dans un parc. Il faut lui donner de la tranquillité pour qu’il puisse grandir. Ensuite, il va continuer de nous régaler. Quand il sera plus régulier, il sera un joueur fantastique», a tenté de calmer son coach Bruno Lage pour Sport TV. Avec sa qualité technique, son sens du jeu et aussi son efficacité, le natif de Viseu a impressionné son monde face aux Allemands, à l’image de son deuxième but tout simplement exceptionnel. En larmes après son triplé, le jeune homme aura besoin de temps pour s’épanouir, mais semble promis à un grand avenir.
Un avenir brillant en perspective !
Sans surprise, son talent a d’ailleurs déjà été repéré par les plus grandes formations européennes : Manchester United, le Real Madrid, le FC Barcelone ou encore le Paris Saint-Germain le suivent avec attention. Face à cette menace, le Benfica s’active pour tenter de le prolonger et ainsi augmenter sa clause libératoire, «seulement» fixée à 120 millions d’euros. Récemment appelé en équipe du Portugal par Fernando Santos, Joao Felix n’avait pas pu honorer sa première sélection en raison d’une blessure, mais le jeune gamin risque de faire le bonheur de son pays et du monde du football pendant de nombreuses années en continuant sur cette voie.
Le deuxième but exceptionnel de Joao Felix face à Francfort
le but de joao felix pas besoin de reparler de lui Centre de formation du benfica une de mes meilleurs pepites chez les jeunes du benfica tjr en progres
On
ne peut pas dire que ces quarts de finale allers nous aient porté au
pinacle du football. On a vu des matchs sérieux, solides mais
honnêtement, hormis la nouvelle performance bluffante des jeunes de
l’Ajax, il n’y avait pas de quoi grimper au rideau d’une manière
générale. La soirée de mardi a commencé avec la victoire logique de
Liverpool sur Porto à Anfield. Une avance sans doute suffisante pour les
Reds avant le match retour.
L’autre match de la soirée était entre Manchester City et Tottenham. Il y a quelques réserves à émettre sur le jeu de City. Alors évidemment, au niveau possession de balle et qualité de passe, c’est le top. Mais l’équipe de Guardiola a tendance à ronronner et parfois même à tomber dans l’auto-caricature. Dans son style, Tottenham a sorti une prestation plus efficace, plus cohérente et peut-être aussi plus adaptée à ce niveau de la compétition. Maintenant soyons clairs, si les Spurs l’ont emporté c’est en grande partie grâce à la performance de très haut niveau de Lloris, avec notamment ce penalty d’Agüero repoussé en début de match.
C’est le troisième péno arrêté par le portier français en 2019 sur… trois tentatives. Une réussite un peu nouvelle pour lui qui n’a jamais été très performant dans cet exercice. Et c’est finalement le talentueux Coréen Son qui a donné un but d’avance aux Londoniens avant le retour à l’Etihad Stadium. Un avantage minimal, mais le match sera disputé. Un dernier mot pour dire que le nouveau stade de Tottenham est une pure merveille.
Et puis hier soir, la jeune génération de l’Ajax a confirmé tout le bien que l’Europe entière pense d’elle. Ces jeunes sont vraiment épatants. La Juve a longtemps mené au score sur son seul tir cadré de la partie, juste avant la mi-temps. Un but évidemment signé Ronaldo, mais ça c’est tellement banal qu’il n’y a même plus besoin de le préciser. L’égalisation de Neres dès la reprise a récompensé le match cohérent et l’identité de jeu des Néerlandais. Cette génération de l’Ajax est vraiment exceptionnelle. Ce club est depuis longtemps déjà dans l’excellence au niveau des jeunes mais là, avec les De Jong, De Ligt, van de Beek et consorts, ils sont tombés sur des cadors en puissance, qui vont pour la grande majorité faire de grandes carrières dans des clubs plus riches.
Et puis Manchester United a offert face au Barça une prestation beaucoup plus aboutie que contre le PSG à Old Trafford. Avec beaucoup plus d’engagement et de volonté d’attaquer. Mais cela n’a pas suffi à perturber une défense catalane assez pépère. Les Blaugranas ont ouvert le score grâce à une tête de Suarez déviée dans son but par Shaw sur un centre de Messi et ont ensuite géré ce but d’avance. Avec ce 1-0 à l’extérieur avant le retour au Camp Nou la semaine prochaine, on peut dire que le Barça a fait le plus dur. D’autant que Barcelone n’est pas le PSG. Les matchs retours seront plus emballants et on attend avec impatience le Juve-Ajax de mardi prochain.
Au terme d’un match extrêmement serré, les
Dragons de Rouen s’inclinent devant les Bruleurs de Loup. Grenoble
remporte le titre le champion de France de la ligue Magnus 2018-2019.
Les Dragons de Rouen ont perdu l’ultime manche de la finale de Ligue Magnus. Ce sont les Brûleurs de Loups de Grenoble qui sont sacrés champions de France
Les Brûleurs de Loups ont remporté le septième et dernier match de la série dans l’antre des Dragons, par 2 buts à 1. Le Caennais Damien Fleury a marqué le but de la victoire pour les Isérois à 6 minutes du terme de la partie. Rouen se sera procuré quelques occasions d’égaliser, dans une patinoire chauffée à blanc, butant à chaque fois sur le redoutable Lukas Horak. Dans les dernières secondes, le gardien des Dragons Matija Pantaric est même sorti pour permettre à son équipe de tenter le tout pour le tout, et de jouer en surnombre. Cela n’aura pas suffi : Grenoble décroche mardi 9 avril 2019 son septième titre de champion de France ; dix ans que le club attendait ça. Il prend, par là-même, sa revanche sur la finale de l’an dernier où Rouen avait eu le dernier mot (4-0).
Cette finale s’est jouée à pas grand chose. Les deux meilleures
équipes de la saison se sont rendues coup pour coup. Grenoble se sera
juste montré un peu plus efficace que les Normands. Pourtant, tout avait
bien commencé pour les Dragons de Rouen dans une Île Lacroix pleine
comme un oeuf (les 2747 places de l’enceinte s’étaient arrachées en
quinze minutes lundi matin).
Au terme d’un premier tiers-temps très solide, Rouen fait la course en tête. Les Dragons mènent logiquement au score, 1 à 0. Mathieu Brodeur, sur une offrande de Marc-André Thinel, libère les siens (11’14), et le public d’exulter. Dès le début de ce match décisif, Rouen a pris les choses en main, se créant plusieurs situations dangereuses. Grenoble et Lukas Horak font le dos rond, mais finissent par céder. Après cette ouverture du score, le match s’équilibre. Grenoble tente de revenir, les contacts se font plus rigoureux. Rouen répond au défi physique de Grenoble, et dans les cages, le « mur » Pantaric est bien en place. Le gardien slovène annihile les tentatives des visiteurs, notamment lors de leur seul power-play (supériorité numérique) de la période.
Les gardiens décisifs
Les Rouennais souffrent davantage lors du deuxième tiers-temps.
Pintaric, toujours impeccable dans ses cages, préserve le court avantage
des locaux. A la 24e minute, Alex Aleardi s’échappe pour se présenter
seul devant Horak. Le bon retour de la défense grenobloise l’empêche de
conclure. Il s’agit là de l’occasion la plus sérieuse pour les Rouennais
de creuser l’écart. Les Grenoblois semblent plus frais, patinent plus
vite, mais ne parviennent pas à tromper la vigilance du gardien des
Dragons. Le match, fluide, se déroule sur un tempo élevé. Malgré tout, à
mesure que le temps passe, les accrochages se font plus fréquents.
Rouen rentre aux vestiaires avec toujours ce petit avantage.
Le match bascule à la 42e minute de jeu, Grenoble égalise en
power-play par Tartari au terme d’un beau cafouillage devant le but de
Pantaric. Paradoxalement, ce but réveille les Normands. Poussés par leur
public, ceux-ci reprennent le contrôle du jeu, mais Grenoble reste
extrêmement dangereux. Dans les cages, les deux gardiens font des
prouesses.
Fleury surgit à la 53’50 pour doucher les espoirs rouennais. La
suite, on la connaît… Rouen rend son sceptre à son meilleur ennemi.
Rendez-vous l’an prochain pour la revanche !
Victorieux, vendredi 5 avril 2019, des Brûleurs de loups de Grenoble pour la troisième fois consécutive, les Dragons de Rouen ne sont plus qu’à une marche du sacre
Les Dragons de Rouen sont à une victoire d’un nouveau sacre de champion de France
Tout simplement irrespirable. Il ne fallait pas être cardiaque lors de cette cinquième manche de la finale de championnat de France de hockey sur glace qui a vu la victoire des Dragons de Rouen sur les Brûleurs de loups de Grenoble (Isère) ce vendredi 5 avril à Rouen (Seine-Maritime) . Vainqueurs après une séance de tirs au but, tout aussi étouffante, les Rouennais, prennent les commandes de la série et ne sont plus ce matin qu’à un succès de conserver leur titre.
Les Dragons prennent le large
Pourtant, les Rouennais se sont les mieux élancés dans ce cinquième acte qui a tout d’un tournant dans cette finale. Plus en jambes, les joueurs du président Chaix ne tardaient pas à ouvrir le score par Lampérier (1-0, 1’54) après un bon travail de Thinel. Les Dragons doublaient le marque par Miklic (2-0, 6’27) qui surprenait Horak, pas au mieux sur le coup. Mérité. C’est malheureusement à partir de ce moment que les choses allaient se gâter pour les Dragons. Dominateurs, les Normands allaient devoir subir les foudres du corps arbitrale. Les « zèbres » sévissaient à outrance sur les locaux qui devaient s’arque bouter en défense pour maintenir leur avance.
Retour grenoblois
De retour sur la glace, pour le second tiers, les choses ne
s’amélioraient pas. Les pénalités continuaient de tomber sur le casque
des Dragons qui commençaient à voir naitre un sentiment d’injustice. Les
Grenoblois de leur côté profitaient de l’aubaine pour recoller au score
par Hardy (2-1, 27’38). Thinel dans les instants suivants redonnait de
l’air à son équipe et au public après un but en break (3-1, 28’49). Le
jeu se durcissait un peu plus et à ce petit jeu les Dragons étaient à
nouveau les plus sanctionnés, à leur grand désarroi. Les Brûleurs de
loups ne se posaient pas de question pour réduire le score par Sacha
Treille, alors qu’il restait moins de deux minutes dans la période (3-2,
38’09). Pis, les visiteurs parvenaient à recoller au score, par Hardy
(3-3, 38’57), dans la minute suivante. Rageant. Surtout que l’action
semblait entachée de plusieurs fautes grenobloises, mais pas aux yeux
des arbitres, ce qui déclenchait une bronca dans l’enceinte.
Séance tirs au but
Cette frustration accumulée aurait pu déstabiliser les Dragons, mais au contraire ils restaient solides dans les têtes durant le troisième tiers et les prolongations où la tension atteignait son paroxysme sur chaque tentative des deux équipes. Il fallait finalement une séance de tirs au but pour départager les deux camps. Tout aussi indécise, il fallait attendre le sixième tireur pour que la différence se fasse. Anthony Guttig, pour Rouen marquait après un superbe feinte tandis que Pintaric, gardien de Rouen repoussait la tentative de Latendresse pour Grenoble. Comme un seul homme la patinoire chavirait de bonheur
Les Rouennais auront donc une balle de match à convertir dès dimanche
7 avril 2019 en terre grenobloise et pourraient soulever leur seizième
trophée nationale. En cas défaite, les Dragons de Rouen auront encore
une chance, cette fois à domicile, mardi 9 avril 2019, de conclure en
beauté cette saison, mais là, les deux équipes seront dos à dos et
n’auront plus de joker.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’était pas un bon week-end
pour les Olympiques. Marseille a perdu comme tous les ans depuis 1977 à
Bordeaux. Le score n’était donc pas une surprise. La manière en
revanche, a vraiment laissé à désirer. Trop de joueurs semblent avoir
l’esprit ailleurs et d’autres ne jouent plus, à l’image de Rami, Gustavo
ou Rolando. Bien souvent, on a pu contester les choix tactiques de Rudi
Garcia cette saison, mais je n’avais jamais vu une telle aberration,
avec Amavi quasiment milieu gauche tandis que Radonjic jouait arrière
gauche. C’était juste n’importe quoi. C’est d’ailleurs dans une position
aberrante pour lui que le Serbe a concédé un penalty pour une main
évidente, péno transformé par Kamano.
En seconde période, il n’y a pas eu de réaction de l’OM. Thauvin a
été inexistant, Balotelli est rentré pour se chauffer avec ses
adversaires et en profiter pour péter le nez de Pablo, ce dernier étant
expulsé pour une mauvaise réaction sur l’Italien. Et De Préville, qu’on
n’avait pas vu aussi fort depuis un bon moment a donné un aspect plus
large à cette victoire. Voilà, Bordeaux a fait son match, on peut même
dire que les Girondins seraient beaucoup mieux classés qu’ils ne le sont
s’ils avaient joué tous leurs matchs cette saison comme celui-ci. Il
faudra peut-être s’interroger sur ce phénomène.
On pouvait donc penser que Lyon allait profiter de l’échec des
Phocéens pour les enfoncer au classement. Il n’en a rien été dans un
match absolument lunaire dans un Groupama Stadium à moitié vide et une
ambiance très hostile. Pourtant, l’OL avait parfaitement attaqué son
match en ouvrant le score dès la 37e seconde de jeu par Terrier. Mais
derrière, on a vu une défense lyonnaise totalement aux abois, à l’image
de Marcelo qui, comme contre Rennes, a été catastrophique. L’égalisation
de SaÏd après un une-deux avec Tavares est plutôt jolie, les deux
autres buts dijonnais étant très chanceux avec la frappe de Saïd déviée
par Marcelo dans son but et le CSC de Rafael.
Une calculatrice dans la tête
Evidemment, les Lyonnais ont beaucoup tiré au but et ont eu pas mal
d’occases. Mais où est Aouar ? Où sont Depay et Ndombélé entrés en jeu
en cours de match ? Je veux bien que tout soit de la faute de Génésio,
qui est aussi responsable de la situation. Mais Jean-Michel Aulas a fait
une erreur dont il ne mesure pas l’impact avec cette conférence de
presse ubuesque de mardi soir dernier. Lui qui avait toujours protégé
son coach a sonné l’hallali contre lui. L’ambiance en fin de match était
ahurissante, avec des « olés » sur les passes dijonnaises et des
sifflets pour les Gones. Franchement, je pense que Lyon a perdu beaucoup
plus qu’un match hier après-midi.
Du coup, on se disait que Saint-Etienne allait en profiter pour
prendre quatre points d’avance sur l’OM en allant gagner à Amiens. Mais
pour ça, il aurait fallu que les Stéphanois jouent avec autre chose
qu’une calculatrice dans la tête. Les verts ont ouvert le score sur une
tête de Kolodziejczak. Après ça, il y a eu la très jolie égalisation de
Konaté qui est vraiment un bon attaquant – je pense que des clubs plus
huppés qu’Amiens feraient bien de se pencher sur ce joueur. Konaté qui a
ensuite donné l’avantage aux Picards alors que ceux-ci jouaient en
infériorité numérique après l’expulsion de Lefort.
Jamais on n’a vu les Stéphanois profiter de leur avantage numérique,
jamais on n’a vu les Stéphanois jouer avec la volonté de gagner. Sauf en
fin de match où Cabella, transparent pendant toute la rencontre, a
égalisé d’une jolie frappe enroulée. mais ça ne suffit pas pour les
Verts qui avaient l’occasion de se mêler à la lutte pour la Ligue des
Champions mais qui restent finalement à six points de l’OL.
Ces demi-finales de Coupe de France ont été riches en rebondissements
divers et variés. On a commencé mardi avec un très bon match entre Lyon
et Rennes, que les Bretons ont gagné avec leurs armes : une belle
organisation, un milieu de terrain complémentaire et des attaquants qui
savent faire la différence. Le tout en jouant en équipe, ce qui n’est
pas le cas de Lyon. Une fois de plus, l’OL avait une grosse échéance,
une fois de plus Lyon était favori et une fois de plus, Lyon a failli.
Il y a trop de joueurs dans cette équipe dont le comportement n’est pas
admissible : Ndombélé, Fekir, Depay, Traoré… Sans parler de Marcelo qui
était totalement aux fraises.
L’OL a été mené trois fois dans ce match. Après l’ouverture du score
de Niang qui a profité du profond sommeil du grand défenseur brésilien
pour couper un centre de Sarr, Traoré a égalisé dès la reprise et on
pouvait penser à ce moment-là que les Gones allaient reprendre le fil du
match. Il n’en a rien été. Sur un corner de Ben Arfa, André a redonné
l’avantage à Rennes avant que monsieur Bastien n’accorde un penalty
ahurissant aux Lyonnais. La main d’André n’est pas collée au corps, elle
est sur le corps ! Il n’a même pas pris la peine d’aller voir la vidéo…
Un péno scandaleux transformé par Dembélé avant que Bensebaïni ne donne
la qualif’ à son équipe avec un but qui est un peu le miroir de celui
inscrit par Thuram devant la Croatie en 1998, avec cette frappe du
mauvais pied qui file dans le petit filet.
Une énième désillusion pour l’OL mais alors, ce qui a suivi juste
derrière, en conférence de presse, était malaisant au possible.
Jean-Michel Aulas a humilié publiquement Bruno Génésio dans un grand
moment de gênance, d’irrespect et d’inconvenance. Tu ne peux pas faire
ça. Tu ne peux pas. Pas à un mec qui entraîne ton équipe depuis trois
ans. C’est pour moi une faute de com’ majeure et à la place du coach
lyonnais, jamais je ne reste dans ce club la saison prochaine. Jamais.
S’il le faisait, Génésio deviendrait à tout jamais le paillasson de JMA.
La paradoxale ambition défensive…
L’autre demi-finale a été malheureusement animée par l’arbitre,
monsieur Letexier. On n’a vu que lui sur la pelouse. Paris a ouvert le
score sur un très joli but de Verratti, comme quoi le petit hibou peut
marquer lorsqu’il frappe. Quelques minutes plus tard, il y a eu ce
contact entre Thiago Silva et Coulibaly et pour moi, il y a penalty.
L’attaquant nantais qui joue beaucoup plus avec son corps qu’avec le
ballon, c’est son style mais bon, ce n’est pas un footballeur. Il aurait
déjà dû être expulsé pour son coup de coude sur Bernat et l’a
finalement été pour s’être essuyé les crampons sur Thiago Silva.
Quant au penalty sifflé à l’heure de jeu pour le PSG, honnêtement on
peut dire qu’il est sévère mais Pallois a les bras complètement écartés,
ce qui a dû jouer. En tout cas, monsieur Letexier n’avait aucune raison
de faire retirer le penalty d’abord transformé par Mbappé puisque les
deux seuls joueurs à être entrés dans la surface étaient des Nantais. La
seconde tentative de l’attaquant français a été repoussée par
Tatarusanu et il y a eu encore un autre penalty pour Paris, cette fois
pour une faute assez évidente de Diego Carlos sur Daniel Alves. Le match
s’est terminé avec un joli mouvement parisien ponctué par ce but
exceptionnel en lob d’Alves.
Ce n’était clairement pas un grand PSG et je pense que Nantes peut
avoir des regrets d’avoir totalement refusé le jeu jusqu’au but de
Verratti parce que les canaris ont montré par la suite qu’ils avaient la
capacité de créer le danger sur le but parisien. Mais voilà, c’est le
lot de bien trop d’équipes de notre championnat de venir au Parc avec
des ambitions uniquement défensives. « Ambition défensive », il y a
d’ailleurs quelque chose de paradoxal dans ces mots. Mais encore une
fois, la vedette de ce match restera l’arbitre et ce n’est pas normal.